Yanish Ismaël était à son 22e jour de captivité hier. Le captif n’est autre que le cousin de Owne Alek, kidnappé en 2014, dont le sort est jusqu’à maintenant, incertain.

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Yanish Ismaël était à son 22e jour de captivité hier. Le captif n’est autre que le cousin de Owne Alek, kidnappé en 2014, dont le sort est jusqu’à maintenant, incertain.

Le calvaire de Danil Ismaël, père de Yanish Ismaël,  le jeune homme de vingt-six ans kidnappé au cimetière d’Ilafy dans la matinée du 14 mai, vers 10h 30, filtre au grand public. Le montant de la  rançon réclamée par les ravisseurs avoisinerait le million d’euros. Un article publié avant-hier dans Jeune Afrique indique que cet opérateur économique, à la tête de dix-neuf entreprises, subit une véritable guerre des nerfs de la part des ravisseurs. L’article indique que le 21 mai, les ravisseurs l’ont joint au téléphone pour s’entendre dire « ton fils ne va pas bien. Dépêche-toi de payer, ce n’est pas le premier que nous tuerons. Ni le dernier », et puis silence radio. Mais encore, le gang réclame une somme faramineuse. « Une somme énorme, en devises étrangères », cite Jeune Afrique.
D’après cette publication, le montant s’élèverait à près d’un  million d’euros, soit l’équivalent d’environ 3,5 milliard d’ariary, une rançon quarante fois plus élevée que celui de Owne Alek, cousin de Yanish, tombé dans les griffes des malfaiteurs à Toamasina en juin 2014. Ce jeune homme, âgé de vingt-et-un ans au moment du rapt, demeure jusqu’à maintenant introuvable, malgré le versement de la rançon exigée. Des personnes de l’entourage d’Owne Alek, commencent aujourd’hui à croire qu’il a trouvé la mort, bien que le mystère soit entier autour de sa disparition.

Représailles
Danil Ismaël était en voyage d’affaires à Nosy Be Helville lorsque son fils a été enlevé. Moins d’une demi-heure après l’acte, il a  reçu un appel des malfaiteurs indiquant que son fils était entre leurs mains. Vers 17 heures, les bandits le recontactent pour imposer leurs conditions, « aucun dépôt de plainte et si tu coopères, nous ne ferons rien à ton fils », cite Jeune Afrique.
Faute de plainte, la marge de manœuvre de la police criminelle est réduite, bien qu’elle soit en liaison avec le Collectif des français d’origine indienne de Madagascar (CFOIM), créé pour gérer ce type de crise. CFOIM ainsi que les services de l’ambassade de France à Madagascar.
Le captif  était monté dans sa berline après s’être recueilli devant la sépulture de son grand-père lorsque les assaillants ont frappé. Un tout-terrain a surgi de nulle part pour lui bloquer la route. Encagoulés et munis de Kalachnikov, des occupants du 4×4 se sont rués vers lui pour le tenir en joue et l’obliger à monter dans leur véhicule. En voyant les bandits à l’acte, un policier chargé d’assurer la sécurité d’une autre famille indienne a ouvert le feu avec son arme automatique mais les ravisseurs ont repliqué le touchant de deux balles à l’abdomen. Le policier a succombé à ses blessures au bout de six jours de soins intensifs.
Un dimanche par mois, Yanish Ismaël se recueille sur le tombeau familial selon l’article de Jeune Afrique. Accompagné de son jeune neveu au moment des faits, il n’aurait pas jugé nécessaire de se faire escorter par des gardes du corps armés. Visiblement très bien informés, les bandits ont sauté sur l’occasion pour sévir.

Recueilli par Andry Manase

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